Dans le Châteaubriant Magazine daté d’avril 2006, la municipalité de Châteaubriant – c’est-à-dire seulement les Adjoints, puisque eux seuls figurent sur la photographie de la page 3- consacre un dossier à son quinquennat à la tête de la Mairie de Châteaubriant. À deux ans des prochaines échéances électorales, l’exercice s’impose. Mon intention n’est pas d’éplucher toutes les réalisations décrites au fil des treize pages dont le groupe minoritaire a approuvé un grand nombre : le PLU, le nouveau cimetière, les démolitions de bâtiments vétustes, les aménagements de ronds-points… A la lecture du dossier, le constat s’impose : heureusement que les citoyens ont choisi un Alain Hunault qui a su sortir Châteaubriant du néant dans lequel elle s’était abîmée depuis la défaite de son papa en 1989 ! Sans lui, rien n’existerait. Et pourtant, tout ne lui appartient pas ! Le magazine est un véritable jeu : amusez-vous à retrouver ce qui a été effectivement réalisé par l’actuelle municipalité, voire même l’ancienne… par le Conseil général, la Communauté de communes, les entreprises privées, les associations caritatives, etc. Malgré tout, je ne résiste pas à quelques commentaires.
La première page du dossier chante l’ode à une fiscalité maîtrisée avec une baisse de 25 % des impôts locaux, l’absence de recours à l’impôt pour financer les investissements de la Communauté de Communes et la diminution de l’endettement. Dans ce cas, comment expliquer le mauvais classement des performances budgétaires du Maire UMP Alain Hunault par l’Agence Public Evaluation System dans le magazine Challenge N° 30 d’avril 2006 ? L’étude passe au crible la gestion de 870 villes de plus de 10 000 habitants.Ce magazine prend en compte cinq critères d’évaluation : le service de la dette, la solvabilité (encours de la dette par rapport aux recettes de fonctionnement), la sincérité budgétaire (niveau de réalisation par rapport aux prévisions), la marge de manœuvre (ce dont dispose la collectivité pour faire des économies) et enfin la maîtrise de la fiscalité (la variation des taux d’imposition ne suffit donc pas à montrer la bonne santé budgétaire d’une ville). A la question « Votre ville est-elle bien gérée » ?, le Maire de Châteaubriant obtient une note inférieure à 10/20, soit « Peut mieux faire », avec une évolution négative. Pour mémoire, au cours de son premier mandat, Martine Buron avait été récompensée d’une Marianne d’Or pour son excellente gestion des finances municipales, réussissant le tour de force de financer le Théâtre de Verre, alors qu’elle avait trouvé une ville dans une situation telle qu’une tutelle bancaire avait été décidée, après des années de dépenses non maîtrisées par Xavier Hunault, père du Maire actuel.
Dans le même magazine, un refrain revient constamment : attirer de nouveaux habitants, rendre à la ville de Châteaubriant son attractivité, redynamisation du commerce local… Les effets du PLU et des nouveaux équipements très coûteux – censés rendre la ville attractive - comme le bowling (120 000 € de déficit par an) devraient se faire sentir en 2007 puisque le Maire a prédit le passage à 14 000 habitants. Il ne reste plus qu’un an pour attirer 2000 habitants car il est bien dit que les effectifs de la population scolaire restent stables et l’on sait que les radiations sur la liste électorale dans la tranche des 25-35 ans sont très nombreuses. Quant au taux de chômage si peu élevé, nous savons bien que les sans emploi quittent le territoire ! Non décidément, Châteaubriant ne semble pas gagner d’habitants. Comme nous l’avions dit en 2001 lors de l’élaboration du PLU, nous serons bien heureux déjà si la tendance à un solde négatif est enrayée. Les résultats du recensement seront connus l’an prochain.
En page 12, on attire l’attention sur le dynamisme du pôle santé. Mais une municipalité n’a aucune prise sur les décisions en la matière. Depuis mars 2001, le Maire et l’Adjoint à la Santé Rachid Azzouz n’ont réuni que trois commissions municipales Santé : Rachid Azzouz a quitté la seconde en claquant la porte et n’a pas assisté à la troisième. Malgré cela, il a perçu au minimum 35 000 € d’indemnités ! Maîtrise des finances municipales…
Vous trouverez la copie du tableau de classement, ici : http://www.journal-la-mee.info/SPIP-v1-6/article.php3?id_article=885#pes et ici : http://lettre.circulaire.over-blog.com
Bonne lecture
et bonne continuation à Danièle !
Cela dit ne trouvez vous pas excessif d'affirmer que le docteur Azzouz ait percu une indemnité de l'ordre de 35OOO euros!!!!!
Pour être crédible, il aurait fallu revoir vos affirmations à la baisse. Dans une petite municipalité telle que celle de Chateaubriant, j'ai peine à croire que Mr AZZOUZ reçoive une telle allocation et que l'opposition passe outre en ne le signalant que brièvement dans son journal.
Je ne doute pas de vos compétences...en matière d'histoire-géo. Cela dit il me semble qu'il subsite chez vous quelques lacunes en matière d'éducation civique.En effet, que faites-vous du droit de réponse?
Une autre question se pose à moi: quelles sont vos compétences en matière de santé et de gestion de ce pôle?
Apprenez donc,Madame Catala, à faire de la politique et non du commérage. Le but étant de faire progresser les choses et non de se perdre dans des débats stériles qui n'ont pour objet que le fait d'appartenir au clan politique opposé.
Avec tout mon respect; veuillez accepter ,Madame, l'expression de mes sentiments les plus distingués.
PS:ce message a été écrit par une personne apolitique et donc n'appartenant en rien au mouvement politique majoritaire.
Non, je connais bien les règles de l'information et ne me permettrais jamais de verser dans la calomnie ou le mensonge. Tout a été vérifié. Les adjoints aux Maires perçoivent une indemnité de fonction équivalente à quelques 600 € par mois, ce qui constitue depuis mars 2001 une somme dépassant les 46 000 €. Vous pourrez le vérifier en consultant les délibérations votées lors du premier conseil municipal du mandat. Il va sans dire que cette indemnité est amplement légitime pour les adjoint(e)s qui donnent sans compter à leurs concitoyens, et dans l'actuelle municipalité, certains ont accompli leur mandat avec dévouement et une grande honnêteté. Nul ne viendrait contester qu'il leur soit versé une indemnité correspondant à l'effort accompli.
En revanche, d'autres perçoivent les sommes sans participer aux travaux de la cité, sans réunir les commissions municipales qui permettent de débattre, consulter, préparer les décisions. C'est le cas pour la personne qui occupe le poste d'Adjoint à la Santé, domaine qui n'est absolument pas une compétence municipale. D'ailleurs, l'Adjoint en question, médecin très estimé, ne peut siéger dans les instances dirigeantes du Pôle santé en tant qu'élu (la profession et le mandat ne sont pas compatibles). S'il joue un quelconque rôle dans le dynamisme des structures de santé, cela ne peut se faire en tant qu'élu et donc il ne peut percevoir aucune indemnité à ce titre. Ce sont les règles de la comptabilité et de gestion des organismes publics. il est facile de parfaire sa formation civique en ce domaine en consutant les sites tels que Legifrance.
Ainsi, foin des commérages, nous sommes bien face à une situation où les citoyens financent 600 € par mois pour un Adjoint qui a très peu animé une quelconque action municipale depuis mars 2001, et il n'est pas le seul.
Ainsi, loin de verser dans une opposition caricaturale (d'ailleurs, je vote à peu près 85 % des délibérations prises par l'actuelles majorité), je fais appel au sens de la responsabilité civique des élus et de mes concitoyens. Je fais de la politique, au sens premier du mot "gestion de la cité".
Enfin, il me semble sage et nécessaire de ne pas confondre la personne privée et le mandat exercé. De même la compétence dans la profession exercée n'a rien à voir avec la charge de l'élu. Je respecte profondément les personnes, mais elles doivent rendre des comptes dans le cadre de fonctions exercées après une élection au suffrage universel. Je crois sincèrement que le compte-rendu de mandat vers les citoyens reste la solution pour légitimer l'action de l'élu.
Je serais heureuse de prolonger cette réflexion avec vous dans les mois qui viennent et qui annoncent des débats enrichissants pour l'échéance des prochaines élections municipales.
Une dernière précision : l'opposition ne rédige aucun journal. Nous disposons seulement d'une demie-page dans le magazine municipal trimestriel.